En ce Paradis, entouré de l'enceinte des montagnes neigeuses,
vous êtes la source de tout bien et de tout bonheur!
Tout Puissant Tchenrézi,
Tenzin Gyamtso,
puissiez-vous immuablement demeurer
jusqu'à l'épuisement du devenir !



 

Le XIVe Dalaï-Lama : Tenzin Gyatso (né en 1935)
Océan de Sagesse

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    Sur le site suivant, vous pouvez écouter (en mp3) et voir (en vidéo) librement l'intégralité de l'enseignement que Sa Sainteté le 14e Dalaï-Lama a donné à Nantes en France cet été du 15 au 20 août 2008 :

www.oceandesagesse.org

    Vous pouvez écouter ici, en mp3, l'intégralité de l'enseignement de Sa Sainteté :

le 15 août 2008

le 16 août 2008 le matin

le 16 août 2008 l'après-midi

le 17 août 2008 le matin

le 17 août 2008 l'après-midi

le 18 août 2008 le matin

le 18 août 2008 l'après-midi

le 19 août 2008 le matin

le 19 août 2008 l'après-midi

le 20 août 2008 le matin

le 20 août 2008 l'après-midi

Chaque enregistrement met à peu près 10 secondes pour démarrer, soyez patients!

    Vous pouvez écouter ces enseignements avec le logiciel Windows Media Player. Vous pouvez aussi les écouter sur le logiciel libre de droit VLC Media Player. Nous vous conseillons de télécharger et d'installer sur votre ordinateur ce magnifique lecteur multimédia en vous rendant sur le site des logiciels libres de droits www.framasoft.net à une de ces pages :

VLC en français
VLC en français
VLC en français

    Voici une page d'informations sur le logiciel libre VLC Media Player :

http://www.framasoft.net/article1138.html

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    Le Dalaï-Lama est reconnu par les Tibétains comme le plus haut chef spirituel du Tibet et il est devenu le chef temporel du Gouvernement du Tibet depuis le XVIIe siècle jusqu'à la première moitié du XXe siècle, puis chef de l'Administration Centrale Tibétaine encore à ce jour.
    Le Dalaï-Lama est un moine de l'école Guélougpa (dite des «bonnets jaunes»), une des quatre écoles du bouddhisme tibétain, fondée par Tsongkhapa (1357-1419). Dalaï signifie «océan» en mongol, soit gyatso (rgya mtsho) en tibétain, « sagesse » étant sous-entendu. Quant à lama (bla ma), il signifie « maître spirituel » (guru en sanskrit).
    Sur un plan spirituel, les Dalaï-Lamas sont considérés comme des émanations du Bodhisattva de la Compassion, Tchenrézi en tibétain, Avalokiteshvara en sanskrit. Les Bodhisattvas sont des êtres éclairés qui ont choisi de renaître pour le bien de tous les êtres.
    Les Dalaï-Lamas constituent une lignée de tulkus, maîtres réincarnés. Après le décès d'un Dalaï-Lama, son entourage de moines et maîtres spirituels, dont souvent le Panchen-Lama, engagent une enquête pour rechercher sa réincarnation. Les oracles, dont l'oracle d'état du Tibet, Nétchoung, sont consultés. Les enfants candidats sont interrogés pour rechercher des signes tels que la reconnaissance des possessions du précédent Dalaï-Lama. Le jeune tulku est alors amené à un monastère pour qu'il reçoive les Enseignements bouddhistes. Le titre de cette lignée de tulkus fut donné par l'empereur mongol Altan Khan en référence au second nom, Gyatso, du Troisième Dalaï-Lama, Seunam Gyatso. On dit que dès la seconde incarnation, l'enfant se souvenait de ses vies passées et des noms des dignitaires de l'entourage du Premier Dalaï-Lama, Gendun Gyatso.

L'histoire des Dalaï-Lamas 

    En 1447, Guèndun Droub (1391-1474), considéré rétrospectivement comme le premier dalaï-lama, fonde le Monastère de Tashilhunpo à Shigatse, une des plus grandes Universités monastiques de l'Ecole Guélougpa. Les Dalaï-Lamas suivants sont considérés comme ses réincarnations successives. Mais c'est en réalité seulement son deuxième successeur, Sonam Gyatso (1543–1588) qui reçut des Mongols le titre de Dalaï-Lama, sans avoir encore de pouvoir autre que spirituel; et c'est seulement à partir de 1642, sous le 5e d'entre eux, Lozang Gyatso (1617-1682), que les Dalaï-Lamas devinrent, avec les régents et le gouvernement tibétain, les principaux dirigeants politiques du régime tibétain, à la suite du règne des Phagmodrupas, une lignée Kagyupa, succédant au règne des Sakyapas, remplaçant la Royauté du Tibet. C'est aussi Lozang Gyatso qui installa sa capitale à Lhassa.     Sous le 13e dalai lama, Thubten Gyatso (1876-1933), l'armée britannique envahit le Tibet entre 1904 et 1908, puis se retira. En 1913, le dalaï-lama édita une proclamation réaffirmant l'indépendance du Tibet. Le Tibet et la Mongolie ont reconnu mutuellement leur indépendance respective. A l'époque du 14e Dalaï-Lama, Tenzin Gyatso (1935), après une guerre sino-tibétaine, l'armée populaire de libération a envahi le Tibet en 1951. Le Dalaï-Lama resta au Tibet jusqu'en 1959, date à laquelle il fut contraint de s'exiler en Inde, après le soulèvement tibétain de 1959.

   * 1391-1474 : 1er Dalaï-Lama, Gedun Drub,
   * 1475-1542 : 2er Dalaï-Lama, Gedun Gyatso,
   * 1543-1588 : 3e Dalaï-Lama, Sonam Gyatso,
   * 1589-1616 : 4e Dalaï-Lama, Yonten Gyatso,
   * 1617-1682 : 5e Dalaï-Lama, Lozang Gyatso, «le Grand Cinquième»,
   * 1683-1706 : 6e Dalaï-Lama, Tsangyang Gyatso, le seul à avoir refusé une vie de moine,
   * 1708-1757 : 7e Dalaï-Lama, Kelzang Gyatso,
   * 1758-1804 : 8e Dalaï-Lama, Jamphel Gyatso,
   * 1806-1815 : 9e Dalaï-Lama, Lungtok Gyatso,
   * 1816-1837 : 10e Dalaï-Lama, Tsultrim Gyatso,
   * 1838-1856 : 11e Dalaï-Lama, Khendrup Gyatso,
   * 1856-1875 : 12e Dalaï-Lama, Trinley Gyatso,
   * 1876-1933 : 13e Dalaï-Lama, Thubten Gyatso, "Le Grand Treizieme",
   * 1935-aujourd'hui : 14e Dalaï-Lama, Tenzin Gyatso.

   L'actuel 14e Dalaï Lama

    Bien que le Dalaï-Lama soit un moine de l'école des Guélougpas, il est reconnu par les principales écoles du bouddhisme tibétain, Kagyupa, Guélougpa, Nyingmapa, Sakyapa et Jonangpa comme chef spirituel, non seulement au Tibet mais aussi dans les pays ayant adopté ces traditions. Par exemple, le Quatorzième Dalaï-Lama a reconnu Jetsun Dhampa Khutukhtu comme Bogdo GuéGuèn, c'est-à-dire chef du Bouddhisme en Mongolie, ainsi que chef des Jonangpa. Il a aussi reconnu Orguyèn Trinley Dordjé comme 17e Karmapa, chef de l'école Karma-Kagyupa.
    En 1949, Mao Zedong, à la tête du parti communiste chinois, arrive au pouvoir en Chine et, niant les revendications d’indépendance du Tibet, notamment affirmées en 1913, y envoie des troupes militaires en 1950, officiellement pour « libérer » le Tibet de la présence étrangère.
    C’est en 1950, à l’âge de quinze ans, que le Dalaï-Lama devient chef d'État et du gouvernement tibétain. Il passe les neuf années qui suivent à la recherche d’une solution pacifique à la crise, avant d’être contraint de fuir en Inde, où il établit, à Dharamsala, un gouvernement tibétain en exil. Pendant la Révolution culturelle, la persécution de la population est à son comble. Comme dans toute la Chine à cette période, les monastères sont détruits, moines et nonnes emprisonnés et torturés. Aujourd'hui encore, non seulement les Tibétains sont sévèrement réprimés et empêchés de s'exprimer, mais en plus, ils subissent la très forte pression d'une politique de colonisation. "Si rien ne change, la culture tibétaine risque de disparaître d'ici quinze ans", affirme le Dalaï-Lama.
    Depuis son exil en 1959, le Dalaï-Lama est dénoncé systématiquement par le gouvernement chinois qui le qualifie d'indépendantiste. Malgré cela, le dalaï-lama persévère dans la voie de la non-violence et demande à la Chine de négocier pour aboutir à un compromis politique. Le 9 mars 1961, il lance un appel à l'Organisation des Nations unies en faveur d'une restauration de l'indépendance du Tibet. Puis, après l'ouverture de Deng Xiaoping qui déclara en 1979 qu'en dehors de l'indépendance tout était discutable, le dalaï-lama ne demande plus qu'une autonomie réelle du Tibet au sein de la République populaire de Chine se basant sur la constitution chinoise. Si des discussions entre des émissaires du dalaï-lama, Lodi Gyari et Kelsang Gyaltsen, avec des représentants du gouvernement chinois ont débuté en 2002, aucune négociation directe entre le dalaï-lama, son gouvernement en exil et le gouvernement chinois n'a encore débuté.
    Aujourd'hui en Chine, le culte bouddhiste tibétain de l'école Guélougpa est officiellement autorisé par le gouvernement central, même à Pékin dans le très ancien temple de Yonghe. Cependant, les moines tibétains sont contraints de dénoncer le Dalaï-Lama. De nombreuses associations internationales dénoncent une répression de la religion au Tibet, comme l'illustre, par exemple, la détention en résidence surveillée du jeune Panchen-Lama, Gedhun Choekyi Nyima, en 1995, la destruction en 2001 de l’institut bouddhiste de Serthar fondé par Khenpo Jigme Phuntsok mis en résidence surveillée et disparu dans des circonstances douteuses, ou encore la condamnation à une peine de prison à vie de Tenzin Delek Rinpoché en 2005.
    La plupart des grands maîtres du Bouddhisme tibétain ont été contraints de s'exiler, comme l'ont illustré la fuite de Rigdzin Namkha Gyatso Rinpoché en 1998 et celle à la veille de l'an 2000 du 17e Karmapa, Orgyen Trinley Dorje. Le quatorzième Dalaï-Lama, Tenzin Gyatso, a reçu le soutien de nombreuses personnalités et institutions de par le monde pour sa lutte non-violente pour la liberté du Tibet. Il a notamment reçu le Prix Nobel de la paix en 1989 et la Médaille d'or du Congrès des États-Unis le 17 octobre 2007. Personnalité exceptionnelle, il a rassemblé les Tibétains en exil. Selon le quatorzième dalaï-lama, si « le mouvement pour le Tibet a attiré un large soutien mondial, c'est en raison des principes universels que le peuple tibétain a incorporés dans sa lutte. Ces principes sont la non-violence, la démocratie, le dialogue, le compromis, le respect des préoccupations sincères des autres, et de notre environnement commun. »



 

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